L’hiver a pointé le bout de son nez, la neige commence à tomber. C’est le moment d’aller rider !
Oui mais avant ça… et si on parlait de votre sécurité ? Partir skier en montagne, et notamment en hors piste, nécessite une bonne préparation et surtout le bon matériel. 

Selon l’ANENA (Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches), il a été dénombré 46 accidents d’avalanche incluant 12 décès pour la saison 2019/2020. 

Malheureusement lorsqu’une avalanche survient et qu’un skieur est emporté, il est important d’agir rapidement. Bien évidemment il faut appeler les secours, mais il conviendra d’organiser rapidement des secours sur place pour augmenter les chances de survie des avalanchés. C’est dans ces situations-la que chaque minute compte.

Selon l’ANENA, tout va se jouer dans le premier quart d’heure. Au-delà, le pourcentage de chance de survie s’amenuise considérablement.
Le temps est décomposé en trois phases :

  • 0-18 mn : la probabilité de survie est de 90 % si l’ensevelissement dure moins de 18 minutes.
  • 18-130 mn : les chances de survie diminuent rapidement à 25%
  • Plus de 130mn : moins de 10% de chance de survivre

Source : ANENA

Les trois causes de mortalités des avalanchés sont :

  • le polytraumatisme : lié à de nombreuses lésions vitales,
  • l’asphyxie : pas de réserve d’air, compression du thorax lié au poids de la neige. 80% des décès sont liés à l’asphyxie.
  • l’hypothermie : lorsque la température du corps est trop basse. Attention toutefois, l’hypothermie peut être très complexe à caractériser car entre 28 et 32°C la victime peut être plongé dans le coma et peut encore respirer. 

Pour réduire les risques et être prêt à intervenir en cas d’accident, il convient d’être très bien équipé lors de vos sorties, afin de pouvoir réagir rapidement et efficacement. 

Vous êtes témoins d’une avalanche et avez contacté les secours, il est nécessaire d’agir vite face aux victimes :

  • Les mettre en contact avec de l’air
  • Les manipuler avec précaution
  • Les isoler de la neige
  • Ne pas les mettre debout, ne pas leur donner à boire
  • Assurer un maintien de la tête et les mettre en position latérale de sécurité (PLS) en cas de troubles de conscience
  • Effectuer un massage cardiaque externe associé à une ventilation artificielle si la victime ne respire plus

C’est parce que chez Speck-Sports nous sommes passionnés par le ski et la montagne, qu’il est important pour nous de vous parler de sécurité et de vous présenter le matériel indispensable à avoir dans le sac lors de vos sorties en freeride ou en ski de randonnée.

Le premier conseil que nous avons à vous donner dans le cas de sortie en ski hors-piste : analysez et préparez-vous ! Il est important d’étudier les conditions météorologiques, évaluer le risque d’avalanche de la zone concernée, s’assurer du niveau de chaque membre du groupe. En effet, un skieur débutant n’aura pas les mêmes réflexes et réactions qu’un skieur confirmé. Bien s’assurer de la fonctionnalité du matériel avant de partir, savoir comment celui-ci fonctionne pour gagner du temps en cas d’accident.

Quel matériel utiliser ? Un DVA, une pelle et une sonde ! Lorsqu’on sait que les 15 premières minutes sont les plus importantes et qu’en moyenne il faut 11mn pour retrouver un avalanché à l’aide de ces 3 équipements contre 25mn avec un DVA et une pelle et 1h avec un DVA seul… La question ne se pose peut-être plus, ce matériel est INDISPENSABLE

Le DVA 

DVA - détecteur de victimes d'avalanche

DVA – détecteur de victimes d’avalanche

Initialement connu sous le nom ARVA (appareil de recherche des victimes d’avalanche) désormais devenue une marque, le DVA est un détecteur de victimes d’avalanche
Le premier Appareil de Recherche de Victimes d’Avalanche français a vu le jour en 1985 et était uniquement analogique, sans écran, avec une vingtaine de mètres de portée.
Voici le fonctionnement d’un DVA analogique : le signal émetteur est converti par le récepteur en ondes sonores. Quand un DVA en réception capte un DVA en émission, il émet un « bip » de plus en plus forts lorsqu’ils se rapprochent l’un de l’autre, ou dès lors qu’ils sont bien orientés l’un par rapport à l’autre. Un potentiomètre permet de faire varier l’intensité sonore du signal, en jouant sur la sensibilité du récepteur. L’utilisant d’un DVA analogique pouvait cependant s’avérer complexe pour des novices.

Par la suite les modèles se sont diversifiés et ont évolué. En 1998, le premier modèle de recherche de victimes d’avalanche est présenté en numérique et non plus en analogique. Une avancée majeure, rendant le DVA plus accessible et facile d’utilisation.
Le DVA émetteur est analysé par un microprocesseur qui convertit les indications de la manière suivante :

  • indication de progression, avec des données chiffrées qui apparaissent à l’écran
  • indication de direction, avec diode ou flèche qui s’allume lorsque le DVA récepteur est bien orienté par rapport au DVA émetteur.

Comment utiliser un DVA ?

Avant toute chose, il convient de tester son Détecteur de Victimes d’Avalanche avant de partir. En effet en cas d’accident et avec le stress engendré, vous pourriez vous perdre dans son utilisation et vous ralentir dans vos recherches. 
Vous avez un DVA ? Entrainez-vous à son utilisation. Plus vous saurez vous en servir, plus vite vous pourrez intervenir en cas d’avalanche.

Quelques conseils :

  • Le port du DVA : évitez de le mettre juste sous la veste car en cas d’avalanche il pourrait être arraché si votre veste était ouverte ou si vous l’aviez enlevée.
    Prenez pelle et sonde à neige avec vous : rappelons que les minutes sont comptées… Dégager un avalanché à la main peut prendre au moins 45mn ! 
  • Pensez aux piles : prévoyez des piles chargées, pas eu peu usées
  • Savoir renoncer… le DVA augmente les chances de survie certes, pour autant ce n’est pas un appareil magique qui évite les avalanches ni qui garantie la survie à 100%. Si vous estimez que c’est dangereux : n’y allez pas !
  • Avant de partir : contrôlez votre DVA, son fonctionnement, son bon état de marche. Sachez que vous pouvez faire réviser votre DVA par des professionnels 

Que vous soyez en snowboard, ski de randonnée, monoski ou raquettes à neige, dès lorsque vous évoluez hors des pistes balisées et ouvertes il convient d’être équipé d’un DVA, détecteur de victimes d’avalanche.

 

Les sondes à neigeSonde à neige

La sonde à neige, à quoi ça sert ? Cet équipement permet de rechercher et localiser un avalanché. Combinée au DVA, la sonde augmentera vos chances de retrouver les victimes plus rapidement.
Il existe plusieurs sortes de sondes à neige, la plupart étant conçue en aluminium car plus solide, ou en carbone pour être plus légère.
Une sonde à neige doit mesurer au minimum 2m. Généralement, la longueur standard pour le grand public est de 2,4m. En effet les sauveteurs utilisent eux des sondes de 2,80m à 3,2m.

Comment utiliser une sonde à neige ?

Dès lors que vous avez localisé la victime avec votre DVA, vous pouvez commencer le sondage. Pensez à garder vos mains dans vos gants pour qu’elles restent au chaud, mais également pour réchauffer votre sonde. Si celle-ci gèle, elle sera inutilisable.
Tenez la sonde bien perpendiculaire à la surface de la neige et pour la planter, assurez-vous d’être le plus proche possible du signal du DVA. Vous avez localisé la victime ? Alors laissez la sonde en place, elle servira de point de repère, ce qui sera primordiale en cas de neige ou de vent.
Vous ne parvenez pas à localiser un avalanché ? Dans ce cas, plantez votre sonde à neige à environ 1m du point le plus porche du signal DVA.

 

La pelle à neige


La pelle à neige est le 3ème élément indispensable de vos sorties freeride avec le DVA et la sonde.
Cet accessoire de sécurité peut être confectionné, pour le godet et le manche, en carbone, polycarbonate ou aluminium. Les deux premiers seront plus légers, en revanche, la pelle en aluminium sera plus efficace à utiliser lorsque la neige est plus compacte, plus dure.
Il existe certains modèles de pelle à neige dits télescopiques. Ceux-ci sont donc plus compacts et donc moins encombrants dans votre sac, mais ils peuvent aussi être plus efficace pour le pelletage. D’autres modèles proposent une position pioche, pouvant être plus efficace lorsqu’il faut dégager une victime d’avalanche.

 

Comment utiliser une pelle à neige ?

Dès lors que la victime est localisée grâce à votre détecteur de victimes d’avalanche et votre sonde à neige, commencer le pelletage en V. Pour éviter que la neige ne retombent dans le trou creusé, il convient d’enlever la neige soit vers l’arrière soit dans la pente.
Pensez à vous relayer si vous êtes plusieurs à effectuer les recherches, afin de ne pas perdre en intensité et en efficacité.